Nos revendications

Revendications immédiates

  • Réouverture immédiate des universités pour accueillir tou.te.s les étudiant.e.s en présentiel.
  • Pour gérer le retour du maximum de personnes en présentiel pendant la pandémie de la Covid-19 : masques à disposition de tou.te.s les étudiant.e.s ; gel hydroalcoolique dans toutes les salles.
  • Pour gérer le distanciel en période de confinement : accès stable à Internet dans toutes les salles des campus universitaires pour que la vidéoconférence soit possible dans des conditions décentes pour les élèves empêché.e.s de venir en présentiel ; adaptation des plateformes numériques éducatives pour éviter des dysfonctionnements réguliers ; clés 4G et matériel informatique à disposition de tou.te.s les étudiant.e.s qui en ont besoin, boursier.e.s ou non.
  • Plus de moyens humains, techniques et financiers pour les universités. 
  • Aides d’urgence, financières, matérielles et psychologiques, pour tou.te.s les étudiant.e.s.
  • Titularisation des personnels des universités contractuels, recrutements de professeur.e.s, meilleures rémunérations de ces personnels.

Les problèmes nationaux actuels

À force de nous mobiliser, nous avons enfin obtenu une réponse de notre gouvernement. Mais elle apparaît un énième mépris, tant les solutions proposées nous semblent insuffisantes et déconnectées des réalités des étudiant.e.s.

  • 2 repas à 1€ chaque jour pour tou.te.s les étudiant.e.s, non boursier.e.s compris.e.s : horaires d’ouverture des restaurants CROUS trop restreints, surtout avec le couvre-feu à 18h ; manque de moyens et d’aides supplémentaires pour ces établissements qui doivent subitement trouver une nouvelle organisation par eux-mêmes ; sites de distribution pas assez nombreux et manque de répartition géographique qui laissent encore des territoires enclavés et de nombreux.ses étudiant.e.s incapables de bénéficier de ces mesures.
  • reprise des cours de TD en présentiel pour les L1, par demi-groupes : tou.te.s les étudiant.e.s souffrent du confinement depuis déjà l’année dernière, pas seulement celles et ceux qui ont eu le baccalauréat pendant l’année chaotique qu’a été 2019-2020, mais aussi celles et ceux qui ont passé leurs premiers partiels cette année-là, celles et ceux qui ont passé leurs concours à l’issue de leur CPGE cette année-là, et tou.te.s les autres pour qui l’adaptation des cours a été tout aussi difficile ; enfin, de nombreuses promotions, hors L1, sont constituées d’un effectif très réduit d’élèves (comme les masters, par exemple), et la distanciation sociale est tout à fait réalisable en présentiel pour celles-ci sans même devoir faire de demi-groupes.

Les problèmes actuels de Sorbonne Université

Après deux semestres en distanciel, les propositions toujours tardives des responsables de Sorbonne Université pour mettre en place une organisation répondant à la situation actuelle sont largement insatisfaisantes.

  • l’organisation des partiels en présentiel pour certains : pourquoi certaines UFR organisent-elles toutes leurs épreuves en présentiel, tandis que d’autres n’en font que la moitié de cette manière, ou que d’autres encore organisent tout en distanciel ? Ces décisions nous paraissent totalement injustes et arbitraires, puisque les épreuves tenues en présentiel pouvaient largement se tenir en distanciel, comme l’a été tout le contrôle continu de ces matières pendant le semestre.
  • le silence de nos responsables face à notre détresse : nous vous avons envoyé des mails, des lettres ouvertes, des sondages inquiétants sur le mal-être de vos étudiant.e.s pendant tout un semestre ; la newsletter WhatSUp n’est pas un espace de dialogue suffisant quand nous vous faisons part d’une telle détresse ; vos messages de bonne année ou sur la tenue dans des conditions « normales » des partiels sont reçus comme des marques de mépris par vos élèves.
  • le décalage d’une semaine de la rentrée pour une meilleure organisation du second semestre : pourquoi tant d’attente, si vous ne répondez toujours pas à la question des partiels en présentiel perturbés, à la question d’une seconde session dans les prochaines semaines pour faire mieux en termes de conditions sanitaires et légales pour le déroulement des épreuves, à la question des notes pour tou.te.s celles et ceux qui n’ont pas composé par choix, par incapacité physique ou pour d’autres raisons encore ? Et pourquoi tant d’attente si ce n’est même pas pour mieux gérer les inscriptions aux cours du second semestre, qui sont chaotiques : ainsi des livrets de formation qui indiquent des horaires différents de ceux des contrats pédagogiques ? Sur ces contrats, pour le même horaire de cours, sont parfois renseignés deux créneaux différents, et ce sont les professeur.e.s qui tranchent en indiquant l’horaire correct aux élèves confus.e.s qui leur demandent.
  • la suppression des zéros donnés aux étudiants n’ayant pas pu assister aux partiels. Que ce soit par un choix pris pour des raisons légitimes d’opposition aux conditions des partiels, ou par impossibilité, de nombreux étudiants n’ont pas pu composer. Dans cette période complexe, Sorbonne Université se doit de soutenir ses étudiants plutôt que de creuser les inégalités.

Les problèmes de fond de Sorbonne Université

  • plateforme numérique Moodle et dossier étudiant : plateforme régulièrement surchargée pour suivre les cours, rendre des devoirs ou contacter les professeur.e.s ; notes qui n’apparaissent pas, disparaissent, réapparaissent, se cachent …
  • pas de dialogue entre les étudiant.e.s et les responsables
  • la catastrophe semestrielle des inscriptions pédagogiques en ligne : chaque semestre les étudiants abordent avec grande crainte les inscriptions à leur cours… et à raison ! TDs complets, horaires et salles indisponibles, un site qui crash constamment et met les nerfs des étudiants à vif. Le manque évident de moyen.
  • pas d’harmonisation sur l’organisation des cours : chaque professeur.e est tenu de trouver sa propre solution pour les cours en présentiel à 50% des effectifs, ou pour le distanciel complet ; cela conduit à la multiplication des plateformes de communication ou de vidéoconférence pour les étudiant.e.s, qui peinent à suivre correctement l’ensemble des cours.
  • une adaptation à l’actualité pour l’organisation de l’université toujours tardive : rentrée de septembre 2020 comme si le présentiel durerait toute l’année, sans rien anticiper ; aucune annonce sur le déroulé des partiels pendant trop longtemps lors du deuxième confinement, ce qui a conduit de nombreux.ses professeur.e.s à tenter par tous les moyens d’obtenir de quoi noter leurs élèves, et qui a ainsi conduit de nombreux.ses étudiant.e.s à être davantage surchargé.e.s qu’en temps normal (ce qui s’additionne mal avec les pressions psychologique et financière accrues de la période).